Aug
12
![]()

The year 2009 is exceptional for Lithuania for several reasons. First, it is the 1000th anniversary of the year when the name “Lithuania” was mentioned for the first time in historical sources. Second, the capital of Lithuania Vilnius fulfills an honorable function of European Capital of Culture. The Fist World Congress of Wilniuki – Vilnius 2009, which is arranged for the 1st decade of August.
Long ago, due to the whirls of history, many Vilnius-born people were forced to leave their city. They dispersed all over the world. There is no country in the world where so-called Wilniuki or their descendants would not live. (Wilniuki is the Polish name for people who live or who left Land of Vilnius/Wilno). The First World Congress of Wilniuki - Vilnius 2009 is organized for Wilniuki of all generations, descents and choices; for those who are not indifferent to Vilnius. During 9-16 August Vilnius will be hosting its descendants, the ones who have become the ambassadors for our city to the most distant parts of our world. Over 300 thousand Poles from Vilnius region, indigenous people to the region, will be hosting the meeting. Different events will take place in the frames of The First World Congress of Wilniuki: a number of events propagating contemporary culture of Vilnius and Lithuania; a lot of integrated events, which reflect multinational and multicultural side of the capital of Lithuania; events that reflect centuries old achievements of Vilnius as well as contemporary character of our town.
Aug
12
La vestale au kanklès.
Filed Under what the press say ... | Comment
Une mezzo-soprano lituanienne installée en France ressuscite les chants et instruments médiévaux de son pays.
Envoyé spécial.
Apriori, un concert de musique médiévale dans une église, inspiré des oeuvres d’une mystique allemande du XIIe siècle et intitulé Extases de Hildegarde de Bingen, n’est pas le genre d’événement propre à déclencher la ruée du grand public. Pas en Lituanie.
Il est près de 23 heures ce 20 juin. La nuit blanche culturelle, un des programmes phares de « Vilnius, capitale européenne de la culture 2009 », bat son plein. Dans le centre de la vieille ville, près de l’université, la foule se presse aux abords de l’imposante église baroque Saint-Jean. Longs cheveux de jais, la Lituanienne Biruté Liuoryté-Gambus tient dans ses mains un kanklès, très vieil instrument à cordes lituanien aux allures de cithare. À côté d’elle, se trouve la Française Catherine Schroeder. Les deux artistes sont accompagnées par deux violonistes. Au fond, des photos des illuminations d’Hildegarde de Bingen défilent sur un écran géant. Succès total. Installée en région parisienne avec son mari français et ses trois jeunes enfants, Biruté Liuoryté- Gambus fait revivre le passé médiéval de la Lituanie à travers sa voix et ses inlassables recherches. Difficile pour elle d’expliquer son amour pour le kanklès. Autrefois, « c’était l’homme qui jouait de cet instrument dans les maisons. Il calmait les esprits. Le son du kanklès est très doux, propre à la méditation », ajoute cette mezzo-soprano.
Pendant ses études de direction de choeur à l’Académie de musique de Vilnius, elle parcourt la campagne lituanienne pour coucher sur le papier tous ces chants transmis oralement depuis le fond des âges. « J’ai rencontré des grand-mères qui connaissaient 500 chansons par coeur », se souvient-elle. Arrivée en France pour étudier la musique médiévale à la fin des années quatre-vingt-dix, elle obtient le premier prix de chant grégorien et de direction de choeur au Conservatoire national de Paris. Puis elle enchaîne avec un DEA de musicologie avant de diriger l’atelier de musique médiévale à l’université de Jussieu (Paris-VI) de 2000 à 2007. « En Lituanie, nous avons un million de chants collectés. J’essaye d’en connaître les origines pour les classifier », raconte-elle. Au cours de ces dernières années, elle s’est aussi produite dans des groupes tels que les Nymphéales, Discantus ou bien Baltik. Elle a sorti quatre CD dont trois sont disponibles en France. On pourra l’écouter le 15 septembre au Centre culturel syrien de Paris.
Damien Roustel.












































